La justice vient de rappeler à l’ordre Safran Helicopter Engines, accusé de discrimination sexuelle envers les femmes titulaires d’un bac +2 embauchées depuis 1980. L’affaire, portée par la CFE-CGC et la CGT devant le tribunal de Pau, s’inscrit dans le cadre d’une action de groupe, un dispositif peu utilisé en France mais redoutable contre les pratiques patronales discriminatoires.
Malgré les efforts de Safran pour noyer l’affaire dans des arguties procédurales – nullités, irrecevabilités et autres tentatives d’intimidation juridique –, le tribunal a rejeté tous les arguments de l’entreprise. Pire pour le groupe : le juge a ordonné la production massive de bulletins de salaire et de contrats, permettant une analyse fine de la discrimination alléguée. En somme, Safran a voulu jouer les malins et s’est pris les pieds dans le tapis.
