Après Gaza, Israël s’acharne sur la Cisjordanie occupée. À Jénine, des bulldozers rasent des routes, 200 civils sont coincés à l’hôpital. Une opération punitive qui prétend « démanteler » la résistance palestinienne.
Israël n’aura pas attendu pour montrer ses muscles après le cessez-le-feu à Gaza. Depuis lundi, l’armée d’occupation mène une offensive sanglante à Jénine, en Cisjordanie, ciblant le camp de réfugié·es. Bilan provisoire : 10 morts, 35 blessé·es et environ 20 arrestations, selon le ministère palestinien de la Santé.
La méthode ? Bulldozers, tirs à tout-va et asphyxie logistique. Les routes vers l’hôpital de Jénine sont rasées, laissant environ 200 personnes piégées dans la cour de l’établissement, a déclaré Kamal Abu Rub, gouverneur de la ville.
Pour Israël Katz, ministre israélien de la Défense, cette « opération Mur de fer » serait une « réponse décisive » pour éradiquer les « tentacules de la pieuvre » palestinienne. Une rhétorique guerrière pour justifier un massacre.
En réalité, cette offensive est une démonstration de force pour compenser la débâcle politique à Gaza. Le gouvernement israélien cherche à rappeler qu’il a carte blanche dans les territoires occupés, malgré un cessez-le-feu à Gaza perçu comme une défaite.
Jénine paie une fois de plus son statut de bastion de la résistance. Routes éventrées, quartiers isolés, et une population terrorisée. Pour l’armée israélienne, ces « raids répétés » ne sont qu’un outil pour maintenir son joug colonial.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : cette violence est aussi une réponse aux fragilités internes d’Israël, un moyen de détourner l’attention d’un gouvernement empêtré dans ses propres contradictions. Pendant ce temps, la résistance palestinienne continue de payer le prix fort sous les yeux d’une communauté internationale complaisante.
Jénine, comme toujours, reste debout, mais à quel prix ?
