Marines déployés, avions militaires mobilisés, et une rhétorique tapageuse : Trump transforme la gestion migratoire en spectacle, mais les chiffres et les pratiques rappellent les administrations précédentes.
Trump joue les gros bras à la frontière. 1 500 soldats, dont 500 Marines, ont débarqué, et deux avions militaires ont déjà déporté 160 migrants vers le Guatemala. Les autorités promettent une escalade : jusqu’à 10 000 soldats pourraient être mobilisés si la situation « s’aggrave ».
Mais derrière le show, la réalité est bien moins sensationnelle. L’usage d’avions militaires pour des déportations, bien que symboliquement frappant, ne marque pas une rupture. Les déportations massives et les expulsions express étaient déjà monnaie courante sous Biden, avec une moyenne de 3 000 expulsions par jour en 2023.
Trump promet du « jamais vu », mais pour les migrants, c’est juste un autre chapitre d’une politique migratoire brutale qui traverse les administrations, qu’elles soient républicaines ou démocrates.
