Les flics ont débarqué ce matin à Saint-Jory, au nord de Toulouse, pour virer une nouvelle fois les militants écologistes opposés à la LGV Bordeaux-Toulouse. C’est la deuxième évacuation en moins de 15 jours.
La » guinguette vaillante « , ZAD installée sur le chantier de la future ligne à grande vitesse, avait déjà été démantelée le 22 janvier. Une douzaine de militants avaient alors été placés en garde à vue. Mais quelques jours plus tard, une cinquantaine d’opposants revenaient s’installer sur le terrain, bien décidés à ne pas se laisser dégager si facilement. Ce matin, les Robocops, accompagnés de la CNAMO – brigade spécialisée dans l’expulsion des ZAD –, ont repris leur offensive. Ils ont délogé ceux qui s’étaient réfugiés dans des cabanes et tenté de dénicher » les écureuils « , militants perchés dans les arbres.
Depuis le 30 août 2024, cette ZAD résiste sur un triangle boisé coincé entre le canal latéral de la Garonne, les voies ferrées et les travaux préparatoires. Les militants dénoncent un projet absurde, destructeur de terres agricoles et de biodiversité, qui va engloutir des milliards d’euros pour une ligne à grande vitesse dont l’utilité est remise en cause.
Longue vie aux écureuils !
