A69 : toujours plus d’oseille publique pour un fiasco annoncé !

L’autoroute A69, ce cadeau en or pour Atosca payé par nos impôts, continue de révéler son vrai visage : un gouffre financier pour les contribuables et un carnage écologique pour la région. Alors que la justice doit statuer sur l’avenir du projet ce 18 février, voilà que l’État et les collectivités locales s’apprêtent à casquer sept fois plus que prévu pour que le concessionnaire puisse baisser le prix du péage et espérer rentabiliser son bousin.

175 à 550 millions d’euros d’argent public, voilà ce que les autorités comptent refiler à Atosca, alors qu’en mai 2024, l’État jurait sous serment que le concessionnaire prendrait seul le risque financier. Les masques tombent : le privé empoche, le public raque !

Pendant ce temps, la bétonnière tourne à plein régime. Des millions de tonnes de granulats ont été prélevées dans la région, notamment dans une carrière de quartzite de Labécède-Lauragais (Aude), malgré l’engagement de ne pas importer de matériaux extérieurs. Résultat : des habitants qui vivent sous les explosions, des maisons fissurées et des routes défoncées.

Et pour couronner le tout, la carrière, censée fermer, a vu son exploitation prolongée de 10 ans. Le jackpot pour SOCAL, l’entreprise qui l’exploite, et qui a vu son chiffre d’affaires s’envoler grâce à l’A69.

En face, les opposants ne lâchent rien : dans la nuit du 16 au 17 février, des grimpeurs du GNSA ont investi les arbres face au tribunal de Toulouse pour rappeler l’absurdité de ce projet. Verdict imminent, mais on sait déjà qui va trinquer….

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