Les dés sont jetés. Députés et sénateurs se sont entendus sur une loi d’orientation agricole qui fait la part belle au productivisme et relègue l’écologie au rang de variable d’ajustement. Le texte, qui sera voté définitivement les 19 et 20 février, maintient l’article 13, qualifié de » permis de détruire la biodiversité « . Désormais, seules les atteintes intentionnelles à la nature seront pénalement répréhensibles.
Dans ce compromis, la réintroduction d’un objectif de 21 % de surfaces bio d’ici 2030 fait figure d’exception, après avoir été supprimée par les sénateurs. Mais l’agroécologie, elle, reste aux oubliettes.
Une victoire pour l’agro-industrie, une claque pour l’environnement. Associations et parlementaires de gauche dénoncent une loi taillée pour le business. La Fondation pour la Nature et l’Homme appelle à rejeter ce texte qui trahit les promesses faites aux agriculteurs et à la société civile.
