Belgique : La N-VA refuse de commémorer la Résistance, la mémoire antifasciste attaquée

En Belgique, la N-VA bloque la commémoration officielle du 8 mai, date de la victoire sur le nazisme. Prétexte administratif ou choix politique ? Derrière ce refus, un passé collaborationniste encombrant.

L’Open VLD voulait inscrire le 8 mai comme jour férié en hommage à la Résistance belge. La N-VA a torpillé l’initiative, arguant d’une « surcharge administrative » et d’un risque de récupération idéologique. Pour eux, la commémoration du 8 mai serait « instrumentalisée par des régimes communistes ». Une excuse bien pratique pour éviter d’honorer celles et ceux qui ont combattu le fascisme.

Sous la pression de la N-VA, la proposition a été vidée de sa substance : plus de jour férié, plus de musée de la Résistance. Juste une « journée de commémoration ». Le PS et d’autres partis dénoncent une tentative d’effacement de l’histoire antifasciste belge.

Difficile de ne pas voir dans ce blocage une continuité idéologique. La N-VA descend en ligne droite du VNV, parti nationaliste flamand collaborationniste sous l’Occupation. Après la guerre, ces idées ont survécu via la Volksunie, dont plusieurs figures fondatrices de la N-VA sont issues.

Pas étonnant donc de voir Bart De Wever, Theo Francken et Jan Jambon multiplier les hommages douteux à d’anciens collabos. Le Parlement flamand lui-même a déjà honoré des figures liées au nazisme.

Effacer la Résistance, minimiser la collaboration : la stratégie est claire. En remplaçant le 8 mai par la chute du Mur de Berlin, la N-VA détourne l’histoire à son profit mais le problème avec la vérité c’est qu’elle a la tête dure….

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