Le 24 février, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution exigeant le retrait immédiat des troupes russes d’Ukraine et l’arrêt des hostilités contre les civils. Un texte porté par Kiev qui a recueilli 93 votes pour, 18 contre et 65 abstentions.
Sans surprise, la Russie, le Belarus, les États-Unis et Israël ont voté contre, confirmant une belle conjuration entre spécialistes de la violation du droit international. Les médias onusiens, quant à eux, ont parlé de » divergences dans l’alliance transatlantique « , évitant de trop souligner que Washington et Tel-Aviv, pourtant prompts à condamner Moscou, se retrouvent dans le même camp que le Kremlin quand il s’agit de défendre leurs propres crimes de guerre.
Autre abstention qui en dit long : le Rwanda, qui évite soigneusement de prendre position alors qu’il mène une guerre sanglante en République démocratique du Congo, avec déjà 7 000 morts et près d’un million de déplacés depuis janvier. Kigali ménage ses soutiens, attendant de voir de quel côté soufflera le vent, pendant que la population congolaise paie le prix fort.
