Privatisation de  » 60 millions de consommateurs  » : L’État brade un média d’utilité publique!

La Cour des comptes recommande la privatisation de 60 millions de consommateurs, estimant que l’État n’a plus à financer un journal  » non rentable « . Un prétexte pour liquider un média d’utilité publique et livrer l’info aux mains du privé.

C’est officiel : 60 millions de consommateurs, le journal qui, depuis 1970, démonte les arnaques et informe sur les pratiques des industriels, est condamné à la privatisation. La Cour des comptes a tranché, avec le soutien du gouvernement Bayrou : l’État ne mettra plus un sou dans ce journal jugé  » non rentable « .

Plutôt subventionné le privé que de soutenir l’indépendance médiatique

Pourtant, en 2024, le gouvernement Attal avait encore validé un plan de relance pour préserver son indépendance. Changement de cap à Matignon : le titre doit être vendu à un acteur privé, avec en ligne de mire une liquidation pure et simple de l’information indépendante sur la consommation.

L’argument ? Trop cher ! Depuis 2020, l’État aurait dépensé 3,1 millions d’euros pour maintenir le journal à flot. Une paille comparée aux milliards d’aides publiques versées chaque année aux entreprises du CAC40, ou aux subventions massives dont bénéficient les grands groupes de presse détenus par des milliardaires.

Les salarié·es du journal dénoncent une attaque frontale contre un média qui gêne les lobbys. Une pétition contre la privatisation a déjà recueilli 105 000 signatures, tandis que le personnel sera reçu le 11 mars à Bercy.

Un média de plus entre les griffes du marché

Si la privatisation passe, 60 millions de consommateurs pourrait finir entre les mains d’un groupe proche des intérêts industriels, transformant un outil de défense des usager·es en un catalogue publicitaire à la botte des grandes marques. Un de plus. Un de trop!

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