A69 : l’État veut écraser la justice pour bétonner à tout prix

Le chantier de l’autoroute A69 Toulouse-Castres, stoppé par la justice pour son impact environnemental, pourrait repartir de plus belle. L’État, aux ordres des bétonneurs, demande un sursis à exécution pour forcer la reprise des travaux.

La décision de justice qui a stoppé net le chantier de l’A69 n’aura pas fait long feu. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, veut passer outre le tribunal administratif de Toulouse en réclamant un sursis à exécution. L’objectif ? Reprendre le chantier en attendant la procédure d’appel, quitte à piétiner le jugement qui annulait l’autorisation environnementale.

L’État se drape derrière un pseudo  » désenclavement du Tarn  » et une catastrophe économique à éviter. Pourtant, le tribunal avait lui-même jugé que l’A69 n’avait rien d’indispensable, ni pour la démographie locale, ni pour son développement économique. Un passage en force dénoncé par les opposant·es au projet, qui rappellent que les travaux ont été lancés avant même la fin des recours en justice.

Derrière cette précipitation, une logique implacable : bétonner avant que la loi ne puisse l’empêcher. L’exécutif veut même réformer le droit pour que toute déclaration d’utilité publique écrase automatiquement les recours environnementaux. Justice ou profits ? Le gouvernement a choisi.

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