Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a pris une mesure radicale en suspendant tout financement régional destiné à Sciences Po Paris. Justifiant cette action par la prétendue présence d’une « minorité de radicalisés » promouvant l’antisémitisme, elle assimile hâtivement des militants pacifistes à des extrémistes, avec des accusations d’être manipulés par la France Insoumise et des « islamo-gauchistes ». Cette décision scandaleuse peint un tableau grotesquement déformé de la réalité, traitant injustement des défenseurs historiques de l’égalité et du respect mutuel comme des fauteurs de trouble.
Pécresse prétend défendre les débats libres et respectueux, mais son action parle d’elle-même : elle musèle la liberté d’expression et diabolise ceux qui, hier comme aujourd’hui, combattent le racisme et œuvrent pour la paix. L’ombre de la censure plane désormais sur l’un des établissements les plus prestigieux de France, sous couvert de protéger les valeurs universelles d’humanisme.
