Depuis décembre, Mechaal al-Sabah taille dans le vif. Résultat ? 42 000 Koweïtiens et Koweïtiennes rayé·es de la carte en six mois. Officiellement, c’est pour » turpitude morale » ou » menace à la sécurité de l’État « . En vrai, c’est un carnage politique : opposant·es, tribus nomades, femmes étrangères mariées à des Koweïtiens, tout le monde trinque.
Les premières à dégager ? Des femmes, privées de leur nationalité du jour au lendemain et transformées en fantômes administratifs. Plus de papiers, plus de soins, plus d’écoles pour leurs gosses. Idem pour les bidouns, ces 100 000 sans-patrie coincé·es depuis des générations dans un vide juridique bien pratique.
