Ce 15 mars, la colère a grondé à Bruxelles. Pour la journée internationale contre les violences policières, plusieurs centaines de manifestant·es ont répondu à l’appel des collectifs. À leurs côtés, des familles brisées, comme Nadine Budin, la mère de Domenico D’Atria, tué par la police.
Rassemblé·es place du Luxembourg, les manifestant·es ont entamé leur marche vers la Colonne du Congrès, un lieu lourd de symboles : c’est dans les cellules du commissariat de la rue Royale qu’ont trouvé la mort Ilyes Abeddou, Mohamed Amine Berkane et Sourour Abouda, entre 2021 et 2023.
» Si on ne bouge pas, ça continuera « , alerte Nadine Budin. » Les policiers tueront à tout bout de champ et invoqueront toujours la légitime défense. Mais j’ai l’impression qu’on ne nous entend pas. «
Dans la foule, la mémoire des victimes résonne, entre banderoles, slogans et témoignages déchirants. L’impunité policière est dans le viseur, et la rue le rappelle : les flics tuent, la justice absout, mais la lutte ne s’arrêtera pas.
