Au Sénégal, le désert de Lompoul est éventré par les machines d’Eramet, groupe minier français co-détenu par l’État. Depuis 2014, une drague géante aspire 7 000 tonnes de sable par heure, détruisant terres agricoles et écosystèmes uniques. Le sable minéralisé est exporté pour la métallurgie mondiale, pendant que les villageois déplacés reçoivent des compensations dérisoires.
Le maire de Diokoul parle d’ » un désespoir et d’une désillusion « . Face à la contestation grandissante, le président sénégalais lui-même a critiqué ces projets qui ne profitent en rien aux populations locales. Le désert, autrefois atout d’écotourisme, n’est plus qu’un champ d’exploitation.
