Deux balles dans le dos pour un paysan qui refuse de plier : Pierre Alessandri assassiné, l’État se tait

Corse, terre brûlante — Le 17 mars, Pierre Alessandri, agriculteur engagé et syndicaliste à la Via Campagnola, a été exécuté sur ses terres. Deux balles dans le dos pour avoir osé dénoncer la mafia foncière, les détournements d’aides agricoles, les magouilles clientélistes. À la Confédération paysanne, on perd un camarade, un pilier. À la Corse, on arrache un symbole d’intégrité.

Mais dans les couloirs de la République ? Silence radio. Ni le ministre de l’Intérieur, ni celui de la Justice n’ont daigné ouvrir la bouche. Pas une prise de parole à l’Assemblée. Un responsable syndical abattu, et ça passe comme une info locale.

Pendant trente ans, Alessandri a combattu les fraudes à la PAC, les systèmes claniques et la spéculation sur les terres agricoles. Il avait déjà vu sa distillerie incendiée en 2019. Il savait qu’il gênait. Il l’avait dit :  » Lorsqu’on se met un peu en travers, le système mafieux se charge de terroriser « .

Il est mort pour avoir voulu une terre juste, pas une terre vendue. Que son combat vive. Et que son silence, à lui, hurle dans les oreilles de ceux qui veulent oublier.

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