Haïti : La prétendue « stabilisation » made in USA-Kenya part en fumée

Nouvelle démonstration de l’absurdité coloniale sécuritaire : dans la nuit du 30 au 31 mars, la ville de Mirebalais a été libérée — ou livrée — par la coalition armée « Viv Ansanm ». Commissariat et prison ont sauté, 530 détenu·es évadé·es, l’hôpital et les institutions ont été pulvérisés. Le chaos s’installe, les familles fuient en masse vers l’Artibonite.

Voilà le fruit pourri de l’occupation militaro-humanitaire : des troupes kényanes payées par Washington, impuissantes, absentes, ridiculisées. Le pouvoir vacille, la police se planque, et les gangs, eux, imposent leur loi. Pas étonnant quand on sait que l’État haïtien n’a jamais été autre chose qu’un relais pour les intérêts impérialistes.

Mirebalais, c’est le symptôme d’un pays saigné à blanc par la dette, les ONG, les ingérences, les présidents fantoches et les élections truquées. Et si les gangs prennent la place, c’est parce qu’aucune alternative populaire ne peut respirer dans un tel étouffoir. Force aux travailleurs Haïtien ?

Nous suivre


fil d’actu