Ce 10 avril, la Grèce a tourné au ralenti. Grève générale de 24h : avions cloués au sol, ferries à quai, transports publics figés. Les syndicats exigent des hausses de salaires et le retour des droits collectifs broyés par l’austérité européenne depuis la crise de 2010.
Dans un pays où les salaires frôlent le plancher pendant que les prix grimpent comme à Paris, la colère s’accumule. Cette grève s’inscrit dans la continuité de mobilisations précédentes, notamment autour du souvenir de la catastrophe ferroviaire de Tempi qui, en 2023, avait coûté la vie à 57 personnes. Là aussi, les coupes budgétaires avaient tué. Cette fois, la rue dit non.
