Ils ont pas trouvé mieux que d’expulser un étudiant. Mahmoud Khalil, enfermé depuis des semaines dans un centre de rétention en Louisiane, vient d’être déclaré expulsable des États-Unis. Le verdict est tombé : ce jeune militant pro-palestinien, étudiant à l’université de Columbia, accusé d’être » le » meneur des mobilisations étudiantes pour la Palestine, va devoir quitter le pays.
On lui reproche quoi, au juste ? D’avoir levé la tête. D’avoir soutenu un peuple genocidé. Et surtout d’avoir trop bien organisé la solidarité. Ce genre d’activisme, ça plaît pas trop à Washington, surtout en pleine dérive autoritaire et chasse aux sorcières dans les facs. On enferme, on expulse, on veut faire taire les voix gênantes. Mais les murs des centres de rétention ne stopperont pas la colère qui monte dans les campus.
Pensées émues pour le libéralisme américain, qui semble lui aussi être sur le point d’être expulsée.
