Mardi 8 avril, un homme de 35 ans en détresse mentale est mort après avoir été violemment maîtrisé par les flics dans le XIe arrondissement de Paris.
Mardi 8 avril, 3h du matin, XIe arrondissement de Paris. Un homme de 35 ans, pieds nus, visiblement en détresse psychique, erre dans la rue. Il est confus, traverse la route, met sa vie en danger. Le Samu social, présent sur place, tente de l’aider. L’homme porte un bracelet d’hôpital. Deux appels au flics, sans réponse. Finalement, une patrouille est interceptée à un feu rouge.
La suite est une scène de violence gratuite. L’un des flics balance : » Ça tombe bien, moi aussi je suis agressif ce soir. » Puis vient la rafale : étranglement, coups au visage, taser, encore taser. L’homme est au sol, menotté. Mais les coups continuent. Le Samu social témoigne d’un tabassage méthodique, d’un usage létal de la force contre un homme malade, en crise, pas une menace.
Transporté en réanimation, il mourra quelques heures plus tard. L’IGPN a été saisie. Une information judiciaire est ouverte. Les policiers ? Toujours en poste. Aucune suspension. Silence radio de la préfecture.
Encore une mort aux mains de la police. Encore un corps qu’on a traité comme un déchet. Et toujours la même impunité, la même mécanique de l’étouffement administratif.
Un homme est mort parce qu’il allait mal. Parce qu’il ne rentrait pas dans les cases. Et dans cette sociét c’est souvent comme ça que ça finit.
