Des cargos liés à l’armée israélienne devaient accoster. Tanger a dit non. La flicaille a répliqué, mais les manifestant·es tiennent tête, contre la complicité marocaine dans le massacre.
À Tanger, la rage s’est invitée sur les quais. Des centaines de personnes se sont rassemblées pour empêcher deux cargos de la société MAERSK, accusée de livrer des armes à Israël, d’accoster. MAERSK figure parmi les entreprises ciblées par la campagne mondiale de boycott contre les complices du génocide à Gaza. Des affrontements ont éclaté avec la police. À Casablanca aussi, la rue gronde.
Ce soulèvement populaire dénonce la complicité active du régime marocain, qui depuis les accords d’Abraham signés en 2020, a renforcé ses liens avec Israël. Pendant que les bombes pleuvent sur Rafah, le royaume sert la soupe aux génocidaires. Et ce n’est pas fini : les manœuvres militaires » African Lion 2025 « , dirigées par l’Oncle Sam, battent leur plein sur le sol marocain. Au menu : entraînement militaire commun avec Israël, Tunisie, Qatar, Sénégal et Ghana. L’OTAN étend son ombre sur l’Afrique, et Rabat déroule le tapis rouge.
Mais la rue, elle, ne suit pas. Elle crie, elle bloque, elle s’enflamme. À Tanger, les manifestant·es ont refusé de regarder ailleurs. Face aux cargos de la honte, les pavés ont parlé. Face à la normalisation avec un État d’apartheid, la jeunesse marocaine répond par la rue, encore et toujours.
