Nouvelle attaque contre les droits des femmes en Turquie : le gouvernement interdit les césariennes non urgentes dans les cliniques privées.

Nouvelle salve contre les droits des femmes en Turquie : les césariennes dites  » de confort  » sont désormais interdites dans les établissements de santé privés. Une décision imposée par le ministère de la Santé, en pleine campagne nationale pour promouvoir l’accouchement naturel, jugé plus  » sain  » et  » conforme  » a l’islam.

Mais derrière l’argument médical, c’est un projet politique qui se dessine. Lors d’un match de Süper Lig, les joueurs ont été forcés de défiler avec une banderole :  » L’accouchement naturel est naturel. La césarienne n’est pas saine, sauf si elle est médicalement obligatoire.  » Une image forte : des hommes en short donnant leur avis sur les ventres des femmes, sous les projecteurs du football national.

Le président Erdoğan ne s’en cache pas : selon lui, la baisse de la natalité serait une menace  » bien plus grave que la guerre « . Alors l’État serre la vis. Plus de bébés, moins de choix. Et tant pis pour les douleurs, les risques, ou simplement la volonté des premières concernées.

Depuis le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul en 2021, les attaques contre les libertés des femmes se multiplient. Cette nouvelle interdiction pourrait violer la Constitution turque et les traités internationaux. Mais le pouvoir islamo-fasciste s’en moque : il préfère faire de l’utérus un champ de bataille idéologique.

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