Nouvelle nuit agitée pour l’administration pénitentiaire : des flammes, des tags et des véhicules abîmés dans au moins cinq départements. Le message ? Toujours le même : DDPF – droits des prisonniers français.
À Nantes, la prison s’est réveillée avec des tags et un début d’incendie. Même signature, même colère. Dans le Calvados, c’est devant les locaux du SPIP qu’on a compté cinq véhicules dégradés. À Fresnes, un agent est allé déposer plainte après avoir été visé par des menaces. Et à Beauvais, c’est carrément chez un agent qu’un tag « DDPF » est apparu sur sa voiture.
Mais la nuit la plus chaude, c’est peut-être celle de Varces, en Isère. Trois personnes ont été contrôlées à 200 mètres de la prison, avec un jerrican d’essence dans le coffre. Les flics cherchent encore à savoir s’il s’agissait d’une tentative de passage à l’acte ou juste une balade nocturne un peu trop inflammable.
Depuis l’attaque à l’arme lourde de la prison de Toulon, l’odeur de brûlé continue de flotter au-dessus des établissements. Et l’État promet la « fermeté ». Mais pendant qu’il bétonne ses prisons et menace ceux qui parlent des conditions de détention, les murs se couvrent de lettres et de flammes.
Ce relevé n’est qu’un journal d’incidents. Toute ressemblance avec un mouvement de contestation organisé serait purement fortuite. Pensées aux pare-brises tombés au combat.
