HTS vient de nommer Abou Hatim Shaqra, chef du gang Ahrar al-Sharqiya et assassin notoire, à la tête de la 86e division. Un criminel de guerre à un poste de commandement : voilà le vrai visage du pouvoir que HTS veut imposer à la Syrie, un régime fondé sur la terreur et le nettoyage ethnique.
Abou Hatim Shaqra, chef du gang jihadiste Ahrar al-Sharqiya, vient d’être nommé commandant militaire par HTS, pour superviser les régions de Raqqa, Deir ez-Zor et Hassaké. Un tortionnaire, responsable de crimes de guerre bien documentés, qui obtient aujourd’hui les galons d’un seigneur de guerre.
Ce même Shaqra est directement impliqué dans l’assassinat brutal de Hevrîn Khalaf en 2019, battue et exécutée sur une route syrienne. Son groupe a aussi pillé des villes, volé les récoltes, expulsé des familles chrétiennes et massacré des civils alaouites et druzes. Tortures, enlèvements, exécutions sommaires : son palmarès ferait frémir un bourreau du Baas.
Cette nomination n’est ni une erreur ni un dérapage. C’est un choix politique. HTS revendique désormais son modèle de pouvoir : la terreur assumée, les criminels promus, les minorités écrasées. On ne parle plus ici de “révolution syrienne”, mais de prise de pouvoir par une mafia islamiste et ethnonationaliste, prête à gouverner dans le sang.
