Levée des sanctions contre la Syrie : l’oncle Sam blanchit le bourreau de Damas

Trump lève les sanctions contre le nouveau régime syrien d’Ahmad al-Sharaa. En échange : fidélité à Israël, gestion des prisons de l’EI, et ouverture aux entreprises US. Oubliées les massacres de masses, les viols et l’esclavage des femmes des minorités religieuses.

Ce 10 mai, Trump a officialisé ce que beaucoup redoutaient : la normalisation à grande vitesse du régime syrien autoproclamé d’Ahmad al-Sharaa. Invité par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, applaudi par Erdogan depuis son téléphone doré, le nouveau maître de Damas a reçu les félicitations du « monde libre ».

Le deal est simple : en échange de la levée des sanctions américaines, Al-Sharaa promet d’expulser les “terroristes” (traduire : opposants kurdes, Palestiniens réfugiés et résistants locaux), de signer les accords d’Abraham avec Israël, et d’ouvrir grand les puits de pétrole aux investisseurs américains. Trump, tout sourire, salue « une opportunité historique ».

Mais à quel prix ? Depuis sa prise de pouvoir avec l’aide du HTS (ex-al-Qaïda syrien), le régime d’Al-Sharaa s’est illustré par des purges sanglantes : plusieurs miliers de civils alaouites kurde et chrétiens, des centaines de femmes réduites en esclavage domestique ou sexuel, des villages rasés dans le nord-est et des lieux de culte profanés. L’ONU parle de crimes de guerre mais comme en Palestine, personne n’écoute.

Le nouveau pouvoir syrien est un ramassis d’islamofasciste, soutenu militairement par la Turquie et financièrement par le Golfe. Ironie sinistre : ce régime est désormais chargé par Washington de “lutter contre le terrorisme” et de “préserver la stabilité régionale”.

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