Toutes les digues de notre état de droit semblent se fissurer une à une à mesure que les épisodes autoritaires s’enchainent semaines après semaines, à coup de collusions entre lobbyistes, syndicats, multinationales et élus véreux (ou aveugles?), qui s’efforcent par de multiples stratagèmes, de saper les avancées sociales obtenues de hautes volées sur le terrain comme dans les tribunaux par des associations de citoyen-nes déterminé-es à montrer qu’un autre monde est souhaitable.
La dernière supercherie en date concerne la loi Duplomb et s’est matérialisée par un nouveau scandaleux déni de démocratie de la part de l’aile Macrono-fasciste à la solde de la sacrosainte finance, qui a préféré voter une motion de rejet préalable et espère passer en force via une commission mixte paritaire (14 membres dont les 2 corédacteurs!) plutôt que d’en débattre à l’assemblée, occultant au passage tous les amendements qu’elle comportait (notamment celui proposant un moratoire sur les méga-bassines). Cette loi écocidaire qui instrumentalise à la foi le revenu des agriculteurs et réactive l’argument émotionnel du « nourrir la nation » n’a rien à voir avec le soutien aux paysan-nes puisqu’écrite par et pour les intérêts de l’agro industrie.
*Après l’annonce aujourd’hui par le tribunal administratif de Toulouse de suspendre la décision de justice qui avait interrompu le chantier de l’A69, c’est décidément une salle période pour les défenseurs du vivant et de la démocratie qui ne décolèrent pas et appellent à une mobilisation collective pour faire barrage aux chantres de l’agro bizness.
