Les routiers d’Iran se mettent en grève en soutien de leurs camarades emprisonnés

En Iran, le moteur de la contestation tourne à plein régime. Le Syndicat des associations de camionneurs annonce que leur grève nationale s’étend désormais à 155 villes. Cela fait dix jours que les routiers réclament la libération immédiate de leurs collègues emprisonnés pour avoir levé la tête. À Bijar, neuf chauffeurs ont été arrêtés, s’ajoutant à la longue liste des réprimé·es à Kermanshah, Ardabil, Ispahan ou encore Hormozgan.

Mais loin d’éteindre la mèche, la répression l’attise : les chauffeurs de taxi de Sabzevar viennent de rejoindre la lutte. Dans un communiqué, le syndicat appelle tou·tes les travailleur·euses du transport à la solidarité : “On ne reculera pas. Plus ils nous oppressent, plus notre voix portera.”

Et de conclure : “Nos camarades incarcérés sont le cri du peuple iranien contre l’injustice.” Le régime pourra confisquer leurs camions, pas leurs détermination.

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