C’était l’amour vache version milliardaires : d’un côté Elon Musk, le libertarien en costard de l’espace, de l’autre Donald Trump, le magnat décomposé qui joue les autocrates. Et comme prévu, la lune de miel vire au pugilat. Musk claque la porte en insultant le « Big Beautiful Bill » de Trump, qu’il traite d’ » abomination dégoûtante « . L’autre, vexé comme un teckel tondu, balance qu’il est » très déçu » et qu’il a » beaucoup aidé » Elon. La bromance tourne au vaudeville.
Cerise sur le tas de pognon : Musk balance que Trump serait mouillé dans les dossiers Epstein. Ambiance. Ça dégouline de règlements de comptes et d’egos froissés, mais au fond, ça change rien : ces deux-là ont toujours bossé pour le capital. Leur petit clash de starlettes milliardaires ne fait que révéler l’absurdité de leur alliance : un facho populiste et un techno-libéral, unis seulement par leur haine des pauvres et de la solidarité alors que tous les oppose politiquement. On est quand même en droit de ce demandé si la transformation de Musk en meilleur ennemie de Trump aura une influence positive sur le cours de ses actions.
Qu’ils s’étripent, qu’ils se crèvent, tant mieux. Pendant ce temps, les gueux trinquent, les bombes pleuvent, et leurs multinationales encaissent. Nous, on garde le cap : ni Trump, ni Musk, ni leurs combines. Qu’ils se bouffent entre eux, on s’occupera des restes.
