Les manifestations au Kenya ont pris de l’ampleur cette semaine après que les forces de police ont utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau colorée et des policiers à cheval pour disperser les foules. La colère monte en réponse aux réformes fiscales étouffantes prévues par le président William Ruto.
Après une première vague de protestations, Ruto a reculé, affirmant que les réformes ne seraient pas mises en œuvre sous leur forme actuelle. Les propositions antérieures prévoyaient des augmentations de taxes à deux chiffres sur des produits essentiels comme le pain.
Mais cela ne suffit pas pour les manifestants, qui continuent de se mobiliser en masse, exigeant que le débat sur la réforme fiscale soit totalement abandonné au Parlement.
La manifestation de mardi, bien que majoritairement pacifique, a été marquée par des tirs de gaz lacrymogènes par la police. Au moins 335 personnes ont été arrêtées. Amnesty Kenya s’est dite » alarmée et indignée » par » le recours excessif à la force « , » l’intimidation de civils » et les arrestations arbitraires.
