C’est avec une indignation profonde que nous apprenons qu’une commerçante française d’origine congolaise de Perpignan, Brigitte Vumbi Borne, a reçu un courrier odieux l’incitant à quitter la France. Le parquet a ouvert une enquête après cette agression raciste écœurante.
Le courrier, rendu public sur Facebook par Mme Vumbi Borne, stipule : « Suite aux élections, la situation à Perpignan a considérablement changé. Il apparaît que vous n’êtes plus la bienvenue dans cette ville. » Le texte presse Brigitte de vendre rapidement son domicile : « Une fois la vente conclue à une famille de bons Français de souche, je vous conseille de préparer votre départ pour l’Afrique. »
Ce torchon immonde est signé « Division Marcel Bucard de Perpignan, Mouvement Populaire Français », un groupe qui se réclame ouvertement d’un antisémite notoire, collaborateur des nazis, et condamné à mort à la Libération. Une résurgence de la haine fasciste qui n’a absolument pas sa place dans notre société.
Brigitte Vumbi Borne a réagi avec courage sur Facebook : « Je ne vais pas me laisser faire. » Le maire de Perpignan, Louis Aliot (Rassemblement national), a dénoncé mercredi « un courrier absolument abject » et a assuré « cette dame de tout son soutien et de toute son affection. »
Cette attaque raciste, digne des heures les plus sombres de notre histoire, est une insulte à notre humanité. Il est impensable qu’en 2024, des Français doivent encore subir de telles ignominies. L’enquête doit être rapide et les coupables sévèrement punis.
