» Je suis en colère, écœurée, j’en ai marre « , a déclaré ce matin Marine Tondelier, la cheffe de file des écologistes, sur France 2 dans Télématin, en référence au blocage des discussions à gauche pour s’accorder sur le nom d’un candidat commun du Nouveau Front populaire au poste de premier ministre. Mme Tondelier s’est dite » désolée du spectacle qu’on donne aux Françaises et aux Français « .
» Cet espoir [suscité par la victoire relative du bloc de gauche aux législatives] s’est transformé en colère, notre joie s’est transformée en honte « , a-t-elle poursuivi, déplorant qu’à ce stade » il n’y a plus de table des négociations » à gauche quant à savoir qui pourrait briguer Matignon, et mettant en cause une » guerre de leadership » entre le Parti socialiste et La France insoumise, sans les nommer. Par contraste, entre communistes et écologistes, » l’essentiel nous rassemble « , a-t-elle fait valoir.
» Il y en a un qui ne veut pas d’Huguette Bello [le PS], un qui ne veut pas de Laurence Tubiana [LFI] « , a-t-elle rappelé, disant avoir » honte de ce qu’on a fait avec ces deux femmes » qui ont été vivement attaquées par l’un ou l’autre parti à la faveur des tractations. » Si on attend la pureté de la solution idéale pour chacun, on ne la trouvera pas « , a-t-elle martelé.
Elle a évoqué » un espoir qu’on peut ranimer, mais [ce que] je ne peux pas faire seule « , et s’est présentée en interlocutrice de tous ceux qui à gauche entendent progresser dans la désignation d’un ou d’une championne pour le poste de premier ministre. » On ne peut pas susciter l’espoir et décevoir autant après. Chaque heure, chaque minute de ridicule qu’on offre, ça les régale « , a-t-elle conclu en référence au Rassemblement national.
