Ils sont descendus manifester contre les pénuries de carburant et l’inflation qui n’en finit plus de grimper, le tout aggravé par une crise du dollar qui étrangle le pays. Les syndicats sont en tête du cortège, dénonçant cette galère qui dure depuis trop longtemps.
Depuis des mois, les travailleurs se révoltent face à une pénurie de carburant insupportable. Faut dire que la Bolivie est dépendante à moitié des importations pour son essence et jusqu’à 80 % pour son diesel, ce qui lui coûte un bras : environ 800 millions de dollars par an !
Et comme si ça ne suffisait pas, le coup d’État militaire de juin a foutu encore plus de bordel. Pour essayer de limiter la casse, le gouvernement de Luis Arce promet des usines de biodiesel pour alléger un peu la note. Ça sent un peu le coup de com’, avec chaque usine estimée à 30 millions de dollars. Mais pour le moment, les Boliviens attendent de voir si ça va vraiment changer quelque chose à leur galère quotidienne.
