À Jakarta, Padang, Bandung et Yogyakarta, les forces de l’ordre ont répliqué avec une violence à peine voilée : gaz lacrymogènes et canons à eau pour écraser les protestations. Mais face à la mobilisation massive, l’élite dirigeante, acculée, a dû suspendre temporairement les changements controversés qu’elle tentait de faire passer en force.
Ce qui a déclenché ce soulèvement ? Des réformes électorales taillées sur mesure pour verrouiller encore plus le contrôle du parti au pouvoir et écraser toute opposition, surtout celle des petits partis. Pour une population qui en a déjà marre de ces manœuvres politiques sans vergogne, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Les travailleurs Indonésiens en colère ne demandent pas la lune, mais refusent de se laisser berner une fois de plus par ce simulacre de démocratie que le pouvoir en place leur impose à chaque élection dans un pays où être progressiste est un délit.
