Rohingyas : « Nous ne sommes pas des animaux ! » Le cri de révolte face au génocide oublié

 » Nous ne sommes pas des animaux. Même les animaux ont des droits humains !  » Voilà le cri déchirant d’un manifestant rohingya au cœur du plus grand camp de réfugiés du monde. Le 25 août, des dizaines de milliers de personnes ont pris d’assaut les rues du camp pour commémorer l’anniversaire tragique du génocide de leur peuple.

Retour en 2017, lorsque les forces armées birmanes ont lancé ce qu’elles appellent cyniquement des  » opérations de nettoyage « , mais que l’Histoire retiendra comme l’une des plus sombres pages du XXIe siècle. Des milliers de Rohingyas massacrés, près de 400 villages réduits en cendres, et 750 000 personnes forcées de fuir vers le Bangladesh. Un exode de la terreur qui, malheureusement, n’est pas qu’un souvenir douloureux : il est toujours d’actualité. Car aujourd’hui, alors que la guerre civile déchire le Myanmar, le cauchemar des Rohingyas continue de se répéter.

Les massacres, les persécutions, les destructions de villages… tout est en train de recommencer. L’ONU tire la sonnette d’alarme. Volker Turk, Haut-Commissaire aux droits de l’homme, n’a pas mâché ses mots : les Rohingyas sont pris entre deux feux, attaqués par la junte birmane d’un côté, et les forces de résistance de l’autre. C’est un génocide qui se renforce, une horreur qui s’intensifie, tandis que le monde détourne les yeux.

L’indifférence internationale laisse ce peuple abandonné à son sort, coincé dans des camps, oubliés, tandis que leurs bourreaux poursuivent leur sale besogne. Les Rohingyas se battent pour leur survie, mais aussi pour leur dignité. Tant qu’il restera des voix pour crier dans le désert, leur lutte ne sera pas vaine.

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