Aujourd’hui, des photos accompagnées de tracts israéliens circulent à fond sur le net. On y voit des habitant·es d’Al-Wazzani, dans le sud du Liban, sommés de quitter leurs maisons avant 16h et de filer vers le nord. Passé cette heure, ils·elles ne pourront revenir que quand « le conflit sera fini. » Bref, ça pue l’offensive militaire imminente.
Les médias arabophones s’emparent vite de l’info : pour eux, c’est clair, Tsahal prépare une grosse opération terrestre contre le Hezbollah. Les médias israéliens, eux, sont plutôt en mode » c’est normal, tout va bien « , en soutenant à fond cette manœuvre.
Mais voilà que, plus tard, Tsahal fait marche arrière et nie tout en bloc. Ils balancent que ces tracts, c’était juste l’idée foireuse d’une brigade qui a agi dans son coin, sans en parler à la hiérarchie. Officiellement, ça n’a pas été coordonné par le commandement central.
Sauf que, malgré ce rétropédalage, les tracts ont fait mouche. Pas mal d’habitant·es du coin ont plié bagage, direction le nord. Et franchement, qui peut les blâmer ? Avec les bombardements non-stop des Israéliens et la menace d’une offensive terrestre qui plane, mieux vaut prendre ses cliques et ses claques avant que tout parte en fumée. Les Libanais·es savent bien ce que ça signifie : Gaza est là pour leur rappeler.
