Kanaky : répression sanglante et intimidation coloniale, le peuple kanak à bout !

En Kanaky, la colère gronde et le sang des Kanak coule encore. Après le meurtre de deux insurgés de la tribu de Saint-Louis par le GIGN, le Haut Commissaire ne trouve rien de mieux à dire que de les menacer de mort !  » Se rendre ou mourir « , voilà le choix macabre qu’il offre aux Kanak. La répression coloniale frappe fort, sans scrupules, et le mépris pour la vie des autochtones est à peine dissimulé.

Ces deux jeunes hommes, âgés de 29 et 30 ans, abattus froidement par les forces de l’ordre, ne sont pas de simples  » délinquants « , comme certains voudraient le faire croire. Ils étaient les enfants d’une terre en lutte, refusant de se plier à une occupation qui ne dit pas son nom. Et la réponse de l’État ? Plus de flics, plus de couvre-feu, plus de répression. Un transformateur électrique saboté, des barrages, des affrontements ? On envoie les blindés. On bloque l’île sous couvre-feu, comme si les Kanak étaient les ennemis à abattre. De 18h à 6h, on enferme un peuple dans sa propre terre.

Depuis le 13 mai, les violences ont explosé. Pourquoi ? Parce que la réforme du corps électoral voulue par les indépendantistes, censée leur donner une voix dans leur propre pays, a été suspendue. Encore une fois, Paris fait la sourde oreille. Résultat : deux morts, des arrestations en chaîne, et un territoire en état de siège. Voilà ce que vaut la vie kanak aux yeux de la République française : pas grand-chose, visiblement.

Les autorités préfèrent ignorer les appels à la raison de la LDH et des figures locales, qui demandent simplement que Michel Barnier s’occupe enfin de cette crise. Mais non, on préfère faire passer les Kanak pour des terroristes, des insurgés, des fous furieux prêts à tout. Comme d’habitude, on criminalise la résistance, on diabolise ceux qui osent se dresser contre l’injustice.

Et le pire, c’est qu’on sait comment tout ça va se terminer. Encore des morts, encore des larmes, et des politiciens qui se frotteront les mains d’avoir  » restauré l’ordre « . La violence d’État se déchaîne sur les Kanak, un peuple qu’on a déjà dépouillé de sa terre, de sa dignité, et qui aujourd’hui lutte pour ne pas disparaître. Mais l’Histoire jugera. Parce que ce qu’il se passe en Kanaky, c’est une tragédie, un scandale, un rappel brutal que le colonialisme est loin d’être mort.

Alors oui, on est en 2024, mais rien n’a changé. Le racisme d’État tue encore, et on envoie les blindés face à un peuple qui ne demande que la paix, la liberté, et le respect de sa souveraineté. Une colère légitime qu’on tente de noyer dans le sang. Voilà la vraie face de la France en Kanaky : une machine à réprimer, à écraser, à tuer. Et ça, c’est intolérable.

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