La Martinique est en ébullition. La grève générale contre la vie chère a été déclenchée malgré une répression croissante de la part de l’État. En solidarité avec cette lutte, le syndicat CGTM a lancé un appel à une grève générale de 24 heures, renouvelable chaque jour. De nombreux secteurs sont déjà paralysés, perturbant le fonctionnement des communes depuis jeudi.
Le syndicat CGTM ne mâche pas ses mots et appelle ses militants à se mobiliser massivement contre la » pwofitasyon » – ce système d’exploitation éhonté qui maintient les salaires et les conditions de vie au plus bas, tandis que le coût de la vie ne cesse de grimper. » Assez, c’est assez ! « , scande la centrale syndicale, exigeant des mesures concrètes pour améliorer le quotidien des travailleurs.
Les revendications sont claires et sans ambiguïté :
Relèvement du salaire minimum, des retraites et des minima sociaux à 2000 euros nets par mois.
Indexation des salaires, pensions et minima sociaux sur l’inflation, pour que les hausses de prix ne soient plus synonymes de misère.
Contrôle des prix des produits de première nécessité, afin de contrer la spéculation et les marges abusives des grandes enseignes.
Arrêt immédiat de la répression judiciaire contre les militants qui osent se lever contre ce système inique.
Les appels à la grève ont déjà trouvé écho dans plusieurs secteurs : la CGTM Santé, la CGTM de la zone aéroportuaire, ainsi que certains secteurs de l’énergie (eau, électricité…) ont rejoint le mouvement. Et d’autres syndicats pourraient bien emboîter le pas, ajoutant encore plus de poids à cette mobilisation qui paralyse peu à peu l’île.
Pendant ce temps, les discussions avec la collectivité avancent péniblement, mais l’État, lui, persiste dans sa logique de répression. Face aux revendications légitimes, il choisit l’intimidation et la répression. Mais le mouvement ne faiblit pas. Bien au contraire, il s’amplifie et gagne en détermination.
Le RPPRAC, de son côté, appelle à maintenir la pression et à poursuivre les boycotts, malgré les tentatives de négociation lors de la table ronde sur la vie chère de ce vendredi. La lutte ne fait que commencer, et la détermination des grévistes montre que la Martinique ne se laissera pas faire. La colère gronde, et l’espoir d’un changement réel pour les travailleurs martiniquais se fait jour, malgré les tentatives de l’étouffer.
La révolte contre la pwofitasyon ne se calmera pas tant que des réponses concrètes ne seront pas apportées aux revendications des travailleurs. La Martinique est debout, et elle le restera.
