Faut croire qu’ils se sont trouvés des points communs. Le RN et la Macronie main dans la main pour se partager des postes à l’Assemblée. Sébastien Chenu a été élu président de la commission chargée de vérifier et d’apurer les comptes de l’Assemblée grâce aux petites voix des macronistes. Une belle petite tambouille politique qui n’est pas passée inaperçue. Les rois du détournement d’argent public en charge de la surveillance des caisses, ça promet !
Face au socialiste Philippe Brun, c’est Chenu qui l’emporte avec 5 voix. Les soutiens viennent de nulle part ? Pas vraiment. On parle de Philippe Vigier (MoDem) et de Félicie Girard (Horizons) qui ont préféré tendre la main au RN. Cerise sur le gâteau : David Habib (Liot) s’est abstenu, laissant Chenu gagner au bénéfice de l’âge. Bravo le courage.
La gauche est furieuse, et c’est peu dire. Arthur Delaporte du PS a dégainé sur X : » Quelle honte ! Préférer le RN à un socialiste après le front républicain de juillet ? Vous êtes nés avant la honte, collègues ! » Mais il y a de quoi être dégoûté.
Et ce n’est pas tout. Le PS, qui n’a pas l’air de tomber de la dernière pluie, soupçonne des accords plus larges. Trois macronistes ont raflé les postes de présidents des délégations des droits des femmes, des droits de l’enfant et des affaires européennes. Comment ? Grâce au retrait » opportun » du candidat RN au troisième tour. Des alliances nauséabondes, vous avez dit ?
Jérôme Guedj, député PS, ne mâche pas ses mots : » Il y a eu des pactes électoraux entre la Macronie et le RN. » La République En Marche qui fait copain-copain avec l’extrême droite pour s’assurer des places au soleil ? Rien de bien surprenant, mais toujours aussi dégueulasse.
