A Milan, la solidarité pro-palestinienne matraquée par l’État italien

À Milan, la manif pro-Palestine s’est finie dans les fumées de la répression. Alors que des milliers de manifestant·es exigeaient la fin de la guerre à Gaza et dénonçaient la complicité du gouvernement Meloni, les flics ont chargé. Cris, matraques, gaz : sept arrestations et une rage intacte.

À Milan, samedi 13 avril, la solidarité avec le peuple palestinien s’est heurtée de plein fouet à la matraque de l’État italien. Des milliers de manifestant·es, venu·es de toute la Botte, ont battu le pavé pour exiger l’arrêt immédiat du massacre à Gaza, mais aussi pour dénoncer l’implication honteuse du gouvernement Meloni dans la guerre coloniale d’Israël.

Dans les cortèges, la colère était vive, les banderoles explicites :  » Meloni complice de génocide « ,  » Du Tigré à Gaza, la même guerre coloniale « . L’ambiance était déterminée, fraternelle, jusqu’à ce que les unités anti-émeutes avancent dans la foule, cherchant l’affrontement comme d’hab’.

Sous les fumigènes et les cris de  » Tutti odiano la polizia  » – tout le monde déteste la police –, les boucliers ont cogné, les matraques ont volé. Sept personnes ont été arrêtées, et plusieurs blessées. Une stratégie de la tension bien connue, orchestrée pour faire peur et décourager. Peine perdue : la foule est restée présente, solidaire, enragée.

Ce n’est pas la première fois que Meloni et ses sbires tentent d’étouffer la contestation par la force. Mais comme à Rome, Naples, ou Bologne ces dernières semaines, les rues d’Italie montrent que la solidarité internationale n’est pas morte. Et que face à l’autoritarisme qui monte, la riposte est là – debout, bruyante, insoumise.

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