Arrêté à 13 ans, torturé et emprisonné pendant 9 longues années, Ahmad Manasra vient à peine de sortir que l’occupation israélienne l’enchaîne à nouveau : résidence surveillée, 3 000 shekels de caution, liberté sous conditions. Une libération fantôme, loin de la prison, sans sa famille, balancé dans un coin isolé près de Beersheba où un passant l’a retrouvé par hasard. Sa famille, elle, attendait devant les portes de la prison de Nafha.
Manasra, détenu de Jérusalem-Est occupée, est devenu un symbole tragique de l’incarcération systématique des mineurs palestiniens. À chaque étape de son calvaire, Israël aura tout fait pour effacer son enfance. Hier, aujourd’hui encore, l’occupation ne libère jamais vraiment.
