L’Argentine replonge dans l’étau du FMI. Après avoir imposé une cure d’austérité brutale, le président libertarien Javier Milei décroche un nouveau prêt de 20 milliards de dollars. C’est le plus gros plan de sauvetage du monde, sur une dette déjà record de 41 milliards auprès du Fonds.
Sous prétexte de mériter cette rallonge, le FMI salue la destruction en règle du pays : hôpitaux à l’agonie, universités affamées, retraites démolies… Tout ce qui faisait encore lien social est méthodiquement liquidé pour rassurer les marchés. La misère comme preuve de bonne volonté.
Pendant que les multinationales se frottent les mains et que les riches planquent leurs fortunes en dollars, la majorité crève. Une fois de plus, le FMI joue les pompiers pyromanes : il » sauve » en prêtant pour mieux asservir. Mais au cœur de cette débâcle programmée, les rues grondent déjà. Et la prochaine échéance ne sera peut-être pas financière.
