Au Radisson Blue, grève interdite sous prétexte de  » médiation « 

Les femmes de chambre du Radisson Blue, en lutte pour leurs conditions de travail, se retrouvent sous pression judiciaire. Après 65 jours de grève en mai dernier, la direction de l’hôtel a porté plainte et le parquet a dégainé une  » médiation judiciaire  » pour étouffer toute nouvelle mobilisation.

Présentée comme une alternative aux poursuites pénales, cette procédure force les grévistes à négocier sous la menace d’un procès. Une manœuvre qui, selon leurs avocates, revient à prendre la version de l’employeur pour vérité absolue. Un bel exemple de justice au service du patronat.

En clair, plutôt que de sanctionner les conditions de travail dénoncées, la justice préfère criminaliser celles qui osent se battre. Derrière cette  » médiation « , c’est un avertissement adressé à toutes les travailleuses précaires : se mobiliser, c’est risquer de se retrouver face aux tribunaux. Une façon bien commode pour la direction de faire passer la répression syndicale pour un simple  » règlement de conflit « .

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