Bart De Wever, leader de la N-VA et héritier d’une longue lignée de collabos, s’installe pépouze à la tête du gouvernement belge. Avec la coalition Arizona, il impose son programme nationaliste, répressif et ultra-libéral, pendant que la « gauche » vend ce qu’il lui reste de dignité pour garder un strapontin.
Bart De Wever, c’est pas juste un conservateur un peu raide, c’est un pur produit de l’extrême droite flamande. Son grand-père fricotait avec la Waffen-SS et rêvait d’une Flandre « aryenne ». Son père, encore plus motivé, baignait dans la mouvance néo-nazie, encadrait des jeunes à la sauce hitlérienne et traînait avec les milices du Vlaams Blok. Dans cette famille, on apprend tôt à mépriser la Belgique et à idolâtrer le passé fasciste de la ‘Flandre Aryenne ».
Et Bart ? Il marche dans les pas de son père mais avec ce soupçon de tact qui rend l’extreme droites fréquentables pour la bourgeoisie. Étudiant, il s’active dans les cercles nationalistes catholiques, se frotte aux nostalgiques du IIIe Reich et sympathise avec les pontes du Vlaams Blok, futur Vlaams Belang. Puis il monte la N-VA, en reprenant les idées de l’extrême droite mais en leur offrant un vernis plus « présentable ». Résultat : il devient le chef d’orchestre du nationalisme flamand, toujours aussi xéno, toujours aussi libéral, mais avec un discours calibré pour séduire patrons et bourgeois·es.
En 2012, il chope la mairie d’Anvers et met en place une politique répressive au possible : flicage de la population, harcèlement des migrant·es, destruction des services publics au nom de l’austérité. Son crédo ? Sécuritaire à mort et mépris de classe XXL. Il a beau jouer au modéré devant les caméras, son parti a des connexions directes avec l’extrême droite européenne, et sa politique pue la xénophobie et le fascisme.
Aujourd’hui, il arrive à la tête de l’État par une coalition nommée « Arizona », et ce qui choque le plus, c’est pas sa présence, mais celle du Vooruit, soi-disant « socialiste ». Ce parti qui devrait être dans l’opposition a préféré se vendre pour un poste et serrer la main de ceux qui passent leur temps à mépriser les travailleur·euses. La gauche de gouvernement a tellement abandonné son camp qu’elle n’a même plus honte de faire cause commune avec un mec qui rêve d’une ‘Flandre a Aryenne »….
