Samedi 1ᵉʳ mars, Code Rouge a encore frappé. Cette fois, la cible : Cargill, géant américain de l’agro-industrie, installé en périphérie de Gand. Pendant plusieurs heures, 1 400 militant·es ont bloqué le site, dénonçant un modèle économique qui asphyxie les agriculteur·ices tout en gavent les multinationales.
Le blocus s’est organisé avec une efficacité redoutable. Malgré l’ultra-sécurisation du secteur par le nouveau gouvernement d’extrême droite flamand, les flics ont été pris de court. Cent activistes ont été arrêtés, mais l’occupation a tenu bon jusqu’en milieu d’après-midi. Dans les bureaux de Cargill, les systèmes informatiques ont été visés, causant des centaines de milliers d’euros de dégâts. Sur les murs, des graffitis dénoncent la mainmise de l’agro-industrie et la crise agricole.
Cargill prétend » nourrir le monde « , mais en réalité, elle écrase les petits producteurs, pille les ressources et impose ses prix aux paysans. En verrouillant toute la chaîne alimentaire – de la production à la distribution – cette multinationale dicte les règles du marché mondial. Pendant que les agriculteur·ices crèvent, Cargill affiche 165 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2023.
