Censure, isolement, vengeance d’Ét: harcèlement carcéral contre Alfredo Cospito

Depuis plusieurs mois, les conditions de détention d’Alfredo Cospito, enfermé sous le régime d’exception 41-bis, se dégradent encore. Courrier bloqué, livres confisqués, denrées interdites : l’État italien durcit l’isolement déjà extrême du prisonnier anarchiste.

Officiellement autorisé à accéder à la bibliothèque, il en est empêché. Les échanges avec d’autres détenus sont minutieusement enregistrés — et parfois illégalement divulgués, comme en 2023 lorsque des extraits avaient été lus au Parlement par le député néofasciste Donzelli, sur la base de documents transmis en toute illégalité par son camarade Andrea Delmastro, alors secrétaire d’État à la Justice. Ce dernier vient d’être condamné en première instance pour violation du secret professionnel.

Coïncidence ? C’est pile au même moment que les conditions d’Alfredo se durcissent encore, et que l’officier des GOM responsable de la précédente fuite revient diriger la section 41-bis de Bancali. En Italie comme ailleurs, l’acharnement judiciaire et carcéral est la réponse de l’État face à celles et ceux qui osent remettre en cause son ordre social mortifère. Liberté pour Alfredo !

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