Les États-Unis durcissent la répression contre l’activisme pro-palestinien : plus de 300 visas étudiants viennent d’être révoqués, a confirmé le secrétaire d’État Marco Rubio. Motif invoqué ? Une prétendue menace à la sécurité nationale. Traduction : avoir levé la voix contre le génocide en cours à Gaza.
Dernière cible en date : Rumeysa Ozturk, étudiante turque boursière Fulbright à l’université Tufts. Son crime ? Avoir co-signé une tribune en soutien à la Palestine. Elle a été arrêtée et détenue par l’ICE sans aucune inculpation, ni preuve. Le Département de la Sécurité intérieure l’accuse de sympathie avec le Hamas, alors qu’aucun élément ne corrobore cette allégation.
Rubio a assumé publiquement cette politique de répression politique, qualifiant les étudiant·es de » fous » et promettant que la purge continuera. À l’heure où les campus s’enflamment, l’Amérique montre son vrai visage : celui d’un empire fondé sur le génocid, l’apartheid et le fondamentalisme religieux. La parole y est libre… tant qu’elle ne dérange pas l’ordre colonial.
