Damas change de mains, mais pas de méthode : les Kurdes claquent la porte

Alors que la coalition islamiste d’Ahmed Al-Charaa vient d’annoncer un nouveau gouvernement à Damas, l’administration autonome kurde a rejeté en bloc sa légitimité.  » Nous ne nous considérons pas concernés par l’application ou l’exécution des décisions émanant de ce gouvernement « , ont-ils tranché dans un communiqué publié dimanche.

En cause : un cabinet dominé par des proches du pouvoir et largement composé d’Arabes sunnites, avec un seul ministre kurde… parachuté de l’extérieur. Une gifle pour les forces kurdes, pourtant signataires d’un accord mi-mars censé intégrer leurs institutions dans un État enfin réuni après treize années de guerre. Mais l’unification rêvée se transforme en mascarade politique : ni diversité, ni parité territoriale.

Malgré les discours sur la stabilité, la colère monte. Pour les Kurdes, qui représentent 15 % de la population syrienne, cette tentative d’invisibilisation politique ne passera pas. Leur avertissement est clair : sans reconnaissance pleine et entière, il n’y aura ni paix durable ni avenir commun en Syrie.

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