En Syrie, les Kurdes d’Alep barricadés dans leur enclave : « Les groupes proturcs ne nous laissent pas respirer »

Depuis le renversement du régime syrien, les tirs de snipers et les incidents avec des combattants d’unités proturques se multiplient dangereusement aux portes des quartiers kurdes, où les habitants vivent cloitrés.

Perchés sur les hauteurs d’Alep, les quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh sont dévorés par la peur du lendemain. Cette enclave urbaine, passée sous le contrôle des groupes kurdes aux premières heures du conflit syrien, a tout d’une forteresse imprenable : barricadée et fermée à double tour depuis la conquête d’Alep par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), elle n’est plus reliée au reste du monde que par une seule voie d’accès, où les forces de sécurité locales, armées jusqu’aux dents, inspectent minutieusement toutes les allées et venues. Depuis le début du mois de décembre, les accrochages aux abords de ces quartiers se sont multipliés. A tel point que de nombreux Aleppins évitent à présent soigneusement ses alentours, de peur d’être pris dans les tirs croisés qui éclatent régulièrement entre les milices kurdes de la zone et des formations proturques stationnant à proximité.

Nous suivre


fil d’actu