Printemps brûlant dans les entrepôts, les bus et les usines : un peu partout, la colère gronde et la lutte s’organise. Chez Lidl, c’est la rupture. Cinq syndicats ont lancé une grève illimitée début février contre des conditions de travail dégradées et des salaires minables, alors que la direction veut généraliser le travail du dimanche. Pendant que l’UNSA négocie, les autres refusent le chantage. Dans les 1 600 magasins, 46 000 salarié·es pourraient se mettre en branle.
À FSO, les chauffeurs de bus du Val-d’Oise ont tenu quatre mois de grève contre la casse des droits acquis. Résultat : retour au boulot le 11 mars avec un accord arraché de haute lutte, prévoyant une grille salariale unique et une harmonisation des temps de travail.
Chez ArcelorMittal Centres de Services, c’est la résignation qui clôt un conflit démarré en novembre. Face à 135 suppressions d’emplois, les salarié·es ont fini par voter à 93 % pour le plan de départs. À Reims, Denain ou Ottmarsheim, des primes jusqu’à 80 000 € calment la colère, mais pas l’amertume.
Ailleurs, le feu couve : grève à Qualipac Château-Thierry et Chartres pour des augmentations dérisoires, grève reconductible chez EuroKera contre 83 suppressions de postes, colère des salarié·es de Cap Sambp à Charleville, promis au dépôt de bilan.
Le capital taille dans les effectifs, ferme, délocalise, casse. Mais les travailleur·euses se dressent, se battent, se regroupent. Et malgré les défaites, malgré les patrons et leur mépris, la lutte continue!
