Les États-Unis continuent leur pression sur leurs alliés européens. Mike Waltz, conseiller à la sécurité nationale, exige que les pays de l’OTAN augmentent leur budget militaire à 5 % du PIB. En pleine guerre en Ukraine, Washington veut voir l’Europe ouvrir grand le chéquier pour soutenir l’effort de guerre occidental. » Il est temps que l’Europe prouve son engagement envers notre alliance « , martèle Waltz, insistant sur la nécessité d’un » partage du fardeau « . Traduction : Acheter plus de nos armes, rester aux ordres et laisser nous vous humilier.
Pendant ce temps, sur un autre front, la guerre économique entre les États-Unis et la Chine s’intensifie. Le Trésor américain a frappé un réseau mondial transportant du pétrole iranien vers la Chine, visant directement les financements de l’armée iranienne. De son côté, Pékin n’entend pas se laisser faire : selon le Financial Times, la Chine réactive ses enquêtes antitrust contre Google et Nvidia, et pourrait bientôt s’attaquer à Intel. Un moyen de rappeler que les sanctions américaines ont un prix.
Les tensions s’accumulent aussi autour du canal de Panama. Bloomberg révèle que les autorités panaméennes envisagent de rompre un accord avec une entreprise hongkongaise exploitant des ports stratégiques. Un coup dur potentiel pour la Chine, qui voit ses routes commerciales de plus en plus entravées.
Enfin, la guerre commerciale continue de remodeler les échanges. Les importations américaines depuis la Chine ont chuté de 8 points depuis 2018, atteignant leur plus bas niveau en 21 ans. Washington se vante d’avoir réduit sa dépendance aux produits chinois, mais Pékin pourrait bien avoir quelques cartes en main pour rendre la monnaie de sa pièce.
Guerre, commerce, sanctions : entre Washington, Bruxelles et Pékin et me reste du monde, la machine à conflits tourne à plein régime.
