Kenya : Les enseignants en guerre contre l’austérité et les salaires de misère

« Solidarité pour toujours ! » C’est le cri de ralliement des enseignants kenyans qui, épuisés par des salaires de misère et des conditions de travail de plus en plus précaires, ont déclenché une grève nationale. Sous la férule du gouvernement néolibéral du Premier ministre Ruto, les écoles du pays ont fermé leurs portes, marquant la deuxième semaine d’une mobilisation qui ne faiblit pas.

Cette grève intervient seulement quelques mois après que des manifestations massives ont réussi à faire échouer une loi fiscale régressive, imposée dans le cadre des politiques d’austérité dictées par le FMI.

Le syndicat des enseignants, KUPPET, a tiré la sonnette d’alarme, dénonçant un gouvernement qui rogne les salaires en refusant les promotions des enseignants expérimentés. Lors d’une conférence de presse hier, un porte-parole du syndicat a déclaré : « Nous assistons à un complot visant à rendre les enseignants de ce pays insignifiants, les réduisant à de simples travailleurs précaires. »

Ces réductions de salaire déguisées ne sont qu’une manœuvre de plus pour satisfaire les exigences d’austérité du FMI. En 2021, un prêt colossal a été accordé au Kenya, et aujourd’hui, le FMI réclame son dû. Pour y parvenir, le gouvernement impose des hausses d’impôts aux plus pauvres, coupe dans les dépenses publiques, et privatise les services essentiels.

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